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Quizás Habría Cantado

Patrick Bruel

J'Aurais Chanté Peut-être

Si mes routes
Ne m'avaient pas conduit vers toi
Si mes doutes
Avaient eu raison de moi
Si tes mains
Ne s'étaient pas posées sur moi
Si mon train
Était un jour parti sans toi

Je ne peux pas dire quel homme je serais
A moitié moi-même, seulement à moitié
Je n'aurai pas l'amour qui chante sur mes lèvres
Depuis cet hiver où ça n'était qu'un rêve

Si gamin, j'avais levé les yeux moins haut
Si ma lettre, tu l'avais mise en mille morceaux
Si j'avais suivi mes vingts ans sans te voir
Si tu avais eu peur de nos hasard

J'aurai chanté peut-être
Bien-sûre j'aurai chanté
J'aurai aimé peut-être
Et l'on m'aurait aimé
J'aurai pleuré des fièvres
Bien-sûre j'aurai pleuré
Comme tous les types qui rêvent
Et qui passent à côté

Mais le ciel n'aurait pas
Brillé de la même lumière
Le ciel ne serait
Qu'un soleil entre-ouvert

Ce soir là
Dans un studio de manhattan
Tu m'as dit
Il y a de la place dans les étoiles
Oui j'ai cru
Que rien ne m'était impossible
Quand j'ai lu
Cette force dans tes yeux fragiles

Tu m'as donné en route ton histoire, tes trésors
Ta robe dégrafée en caroline du nord
Tes doutes et ton courage jusque dans nos jours gris
Et tous les petits détails qui font ce que je suis

Aujourd'hui ma vie est un grand chapiteau
Tu as suivi ta route, chacun son numéro
On garde tous les deux notre si beau secret
Cet anneau invisible que j'aime caressé

J'aurai chanté peut-être
Bien sûre j'aurai chanté
J'aurai aimé peut être
Et l'on m'aurait aimé
J'aurai pleuré des fièvres
Bien sûre j'aurai pleuré
Comme tous ces types qui rêvent
Et qui passent à côté

Et je chante aujourd'hui
Tout au bout de la terre
Pour toi qui m'as appris
A ne jamais me taire

J'aurai chanté peut-être
Bien-sûre j'aurai chanté
J'aurai aimé peut-être
Et l'on m'aurait aimé
J'aurai pleuré des fièvres
Bien-sûre j'aurai pleuré
Comme tous ces types qui rêvent
Et qui passent à côté

Et je chante aujourd'hui
Tout au bout de la terre
Pour te dire simplement
Simplement, que je t'aime

Quizás Habría Cantado

Si mis caminos
No me hubieran llevado hacia ti
Si mis dudas
Hubieran tenido razón sobre mí
Si tus manos
No se hubieran posado sobre mí
Si mi tren
Se hubiera ido un día sin ti

No puedo decir qué hombre sería
A medias yo mismo, solo a medias
No tendría el amor que canta en mis labios
Desde aquel invierno cuando era solo un sueño

Si de niño hubiera levantado menos la mirada
Si mi carta la hubieras hecho mil pedazos
Si hubiera seguido mis veinte años sin verte
Si hubieras tenido miedo de nuestros encuentros

Quizás habría cantado
Seguro que habría cantado
Quizás habría amado
Y me habrían amado
Habría llorado de fiebres
Seguro que habría llorado
Como todos los tipos que sueñan
Y pasan de largo

Pero el cielo no habría brillado
Con la misma luz
El cielo sería
Solo un sol entreabierto

Esa noche
En un estudio de Manhattan
Me dijiste
Hay lugar en las estrellas
Sí, creí
Que nada me era imposible
Cuando leí
Esa fuerza en tus ojos frágiles

Me diste en el camino tu historia, tus tesoros
Tu vestido desabrochado en Carolina del Norte
Tus dudas y tu valentía hasta en nuestros días grises
Y todos los pequeños detalles que hacen lo que soy

Hoy mi vida es un gran circo
Tú seguiste tu camino, cada uno con su número
Ambos guardamos nuestro hermoso secreto
Ese anillo invisible que me encanta acariciar

Quizás habría cantado
Seguro que habría cantado
Quizás habría amado
Y me habrían amado
Habría llorado de fiebres
Seguro que habría llorado
Como todos esos tipos que sueñan
Y pasan de largo

Y hoy canto
En el fin de la tierra
Por ti, que me enseñaste
A nunca callarme

Quizás habría cantado
Seguro que habría cantado
Quizás habría amado
Y me habrían amado
Habría llorado de fiebres
Seguro que habría llorado
Como todos esos tipos que sueñan
Y pasan de largo

Y hoy canto
En el fin de la tierra
Para decirte simplemente
Simplemente, que te amo

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