Traducción generada automáticamente

visualizaciones de letras 20.013

El Poema Negro

Gillman

LetraSignificado

Le Poème Noir

El Poema Negro

Quand je mourrais, elle m'a pris dans ses brasCuando moría me abrazo
Et d'une voix brisée et pleine de peineY con voz quebrada y lastimera
Elle m'a dit qu'en souvenir de cet amourMe dijo que en recuerdo de este amor
Elle me laissait sa blanche calaveraMe dejaba su blanca calavera

Qu'il fallait que je la prenne de sa propre tombeQue la robara de su propia tumba
Et que dans mes heures joyeuses ou de chagrinY que en mis horas alegres o de duelo
Son esprit viendrait du cielSu espíritu vendría desde el cielo
Et à travers elle, elle me verraitY a través de ella me vería

Et le temps passaY el tiempo pasó
Je sens sa voixSiento su voz
Me réclamantReclamándome
Tiens ta promesse !¡Cumple tu promesa!

Enfin la nuit arrivaAl fin llego la noche
Pleine d'obscurité et de ventLlena de oscuridad y viento
La pluie battait et le tonnerre grondaitBatiéndose la lluvia y los truenos
La mer rugissait au loinEl mar rugía a lo lejos

Le cœur ardent et pris de terreurArdiente el corazón y presa de terror
J'ai escaladé le mur des mortsEscale la muralla de los muertos
J'ai immédiatement senti sa présenceSentí de inmediato su presencia
Dans ce vieux cimetièreEn aquel viejo cementerio

Rien ne changeraNada cambiara
Tu seras toujours làSiempre estarás allí
À me regarderMirándome
Bien que tes yeux neAunque tus ojos ya
Puissent plus me voir !¡... No me puedan ver!

Dans les rues sombresPor las calles sombrías
Du désert des mortsDel desierto camposanto
J'ai ainsi atteint ma destinationLlegue así a mi destino
Entouré de couronnes et de saintsRodeado de coronas y de santos

Une lampe m'a donné de l'éclatUna lámpara me dio el brillo
J'ai brisé son marbre avec un marteauRompí su mármol con un martillo
Une rafale pestilentielleUna ráfaga pestilente
Un fort odeur de mort !¡... Un fuerte olor a muerte!

Au fond du cercueilAl fondo de la caja
Entre bandages et morsuresEntre vendajes y mordajas
Des vagues bouillonnantes de versOlas hirvientes de gusanos
L'engloutissent lentementSe la tragan lentamente

De ses yeux brillantsDe sus brillantes ojos
Il ne reste que deux grands trousQuedan dos grandes huecos
Et de cette bouche qui était si passionnéeY de esa boca que era tan apasionada
Un rire muet et terribleUna muda y terrible carcajada

Cet amourEste amor
Est ma douleurEs mi dolor
La folieLa locura
Contre la raisonContra la razón

De sa beauté qui brillait comme une étoileDe su belleza que radió cual astro
Il n'y avait même pas une traceNo había allí tan siquiera un rastro
C'était un informe et corrompu haillonEra un informe y corrompido andrajo
Je l'ai regardée, triste, muet, inerteLa mire contristado, mudo, inerte
J'ai médité sur les festins de la mortMedité en los festines de la muerte
Et je me suis enfoncé dans le sépulcre ouvertY me hundí en el sepulcro abierto a tajo

Mes mains tremblantes se sont tenduesTemblorosas tendiéronse mis manos
Vers l'immense bouillonnement de versAl inmenso hervidero de gusanos
J'ai cherché dans la gorge les jointuresBusqué de la garganta las junturas
Nerveusement j'ai tordu, il y a eu des craquementsNervioso retorcí, hubo traquidos
D'os arrachés et brisésDe huesos arrancados y partidos
Jusqu'à ce que je voie les sépulturesHasta que hollando vi las sepulturas

J'ai fui, effrayé, entre les ombres cruellesHuí miedoso entre las sombras crueles
Croyant que les morts en troupeCreyendo que los muertos en tropeles
Levant leur forme décharnéeLevantaban su forma descarnada
Couraient pour récupérer leur calaveraCorriendo a rescatar su calavera
Cette compagne figée et silencieuseEsa yerta y silente compañera
De la nuit lugubre du néantDe la lóbrega noche de la nada

Cela s'est passé... C'était hier... Aujourd'hui, sur ma tableEso pasó... Fue ayer... Hoy, en mi mesa
Comme débris final de sa beautéCual escombro final de su belleza
Gelée, muette, livide et inerteHelada, muda, lívida e inerte
Elle repose en tas sur mes livresSobre mis libros en montón reposa
Comme une gigantesque et blanche roseCual una gigantesca y blanca rosa
Qui arbore le rire de la mort !¡Que ostenta la risa de la muerte!

Ses grandes orbites comme deux cavernesSus grandes cuencas como dos cavernas
Me regardent immobiles et éternellesMe miran inmóviles y eternas
Et en rêvant, je la vois se transformerY soñando la veo transformarse
En ce qu'elle était et commence à s'approcherEn lo que era y comienza acercarse

Je me sens à elle, je la sens mienneMe siento suyo, la siento mía
Mais bientôt mes pupilles me réveillentPero pronto mis pupilas me despiertan
Pour me montrer l'image de la mortPara mostrarme la imagen de la muerte
Qui, statique et sombre, me contempleQue estática y sombría me contempla

Quand je mourraiCuando yo me muera
Belle calaveraLinda calavera
Tu m'accompagnerasMe acompañarás
Jusqu'à l'éternitéHasta la eternidad


Comentarios

Envía preguntas, explicaciones y curiosidades sobre la letra

0 / 500

Forma parte  de esta comunidad 

Haz preguntas sobre idiomas, interactúa con más fans de Gillman y explora más allá de las letras.

Conoce a Letras Academy

¿Enviar a la central de preguntas?

Tus preguntas podrán ser contestadas por profesores y alumnos de la plataforma.

Comprende mejor con esta clase:

0 / 500

Opciones de selección