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Significado

FMI

FMI

Cachucho, c'est pas un truc qui m'apporteCachucho não é coisa que me traga a mim
Plus de nouvelles que le homardMais novidade do que lagostim
Un nez qui reconnaît l'odeur du fricNariz que reconhece o cheiro do pilim
Distingue bien le Mortimore du MeirimDistingue bem o Mortimore do Meirim
La productivité, voilà, ça veut direA produtividade, ora aí está, quer dizer
Il y a tant ici qui reste à faireHá tanto nesta terra que ainda está por fazer
Entrer là-dedans, analyser, et alorsEntrar por aí a dentro, analisar, e então
De ma mallette sort la solution !Do meu 'attache case' sai a solução!

FMI - Pas de blague qui ne profite au FMIFMI - Não há graça que não faça o FMI
FMI - Le plastique flamboyant pour toiFMI - O bombástico de plástico para si
FMI - Pas de force qui torde le FMIFMI - Não há força que retorça o FMI

Discret et ordonné, mais pas faible pour autantDiscreto e ordenado, mas nem por isso fraco
Voici l'image 'on the rocks' du cancer du tabacEis a imagem 'on the rocks' do cancro do tabaco
Je mets une cravate sur chaque combinaisonEnfio uma gravata em cada fato-macaco
Et je mets tout le monde dans le même sacE meto o pessoal todo no mesmo saco
La productivité, voilà, ça veut direA produtividade, ora aí está, quer dizer
Je ne suis pas là pour rigoler, pas de temps à perdreNão ando aqui a brincar, não há tempo a perder
En tapant du pied dans la maison, plumeau à la mainBatendo o pé na casa, espanador na mão
C'est juste désinfecter en superproduction !É só desinfectar em superprodução!

FMI - Pas de truc qui ne rapporte au FMIFMI - Não há truque que não lucre ao FMI
FMI - Le héroïque paranoïaque hara-kiriFMI - O heroico paranoico haraquiri
FMI - Panégyrique, pro-lirique d'iciFMI - Panegírico, pró-lírico daqui

Des mots, des mots, des mots et pas que çaPalavras, palavras, palavras e não só
Des mots pour toi et des mots pour la douleurPalavras para si e palavras para dó
À compter avec le néant qui 'swingue' le sol et l'orA contas com o nada que 'swingar' o sol-e-dó
Puis le personnel lave le pied et nettoie la poussièreDepois a criadagem lava o pé e limp'ó pó
La productivité, voilà, pas plusA produtividade, ora nem mais
Des petites cellules grises, toujours attentivesCélulazinhas cinzentas, sempre atentas
Et tu prends un coup si tu ne fais pas attentionE levas pela tromba se não te pões a pau
Dans une collision immédiate de 3ème degré !Num encontrão imediato do 3º grau!

FMI - Pas de bois qui retienne le FMIFMI - Não há lenha que detenha o FMI
FMI - Pas de honte qui fasse rougir le FMIFMI - Não há ronha que envergonhe o FMI
FMIFMI

Occupe-toi fils, occupe-toi, ne cueille pas en vain cette marguerite qui t'aime, qui ne t'aime pas, viens t'en, une immense moisson, viens, viens, viens, je me suis vu dans la cuisine, je me suis vu dans les toilettes, je me suis vu au Politeama, je me suis vu à l'Aigle d'Or, je me suis vu partout, viens fils, viens te faire voir, viens te faire prendre, regarde les pigeons pneumatiques qui te rendent fier sur ces affiches, regarde la Musique dans le Cœur d'Indira Gandhi, regarde Moshe Dayan qui te surveille, le respect c'est très beau et nous sommes un peuple respectueux, n'est-ce pas fils ? Nous sommes un peuple de respect très beau, nous sortons dans la rue avec un œillet à la main sans réaliser que nous sortons dans la rue avec un œillet à la main à des heures précises, n'est-ce pas fils ? Consolide fils, consolide, mets-toi à l'heure dans le grand manoir de Gabriela car la marguerite s'occupe de ton service national de santé. Consolide fils, consolide, car le petit travail est très beau, ton petit travail est très beau, c'est le plus beau de tous, comme l'astre, n'est-ce pas fils ? Le salaud de l'astre entre par la porte de derrière, tu as un plaisir de fou, tu vas dormir occupé, n'est-ce pas ? Bien sûr, gagner des forces, gagner des forces pour consolider, pour voir si on peut, dans un grand effort national, stabiliser cette putain de déstabilisation, n'est-ce pas fils ? Bien sûr ! Tu es là à me regarder, tu me vois faire 33 tours par minute, tu as payé ton billet, tu as payé ton impôt de transaction et tu penses dans ta tête : Ce type se moque de moi, ce gars il se prend pour qui ? N'est-ce pas fils ? N'est-ce pas vrai que tu es un héros depuis ta naissance ? À toi, ce n'est pas n'importe quel totobola qui te met le chapeau, mon grand coquin ! Mon Fernão Mendes Pinto de merde, n'est-ce pas fils ? Où est ton Extrême-Orient, fils ? Aniki Bébé, Aniki Bóbó, tu es Sepulveda, tu es Adamastor, bien sûr, tout seul tu peux enculer les Nations Unies avec un passeport de lapin, n'est-ce pas fils ? Malheureusement, ils ne savent pas, c'est ça, tu sais ce que c'est que de profiter de la vie ! Occupe-toi fils, occupe-toi ! Laisse tomber la politique, ta politique c'est le travail, petit boulot, sympa de la silva, et sauve qui peut car la vie est courte et les saints n'aident pas ceux qui traînent ici à gonfler des pneus avec ce blabla de sanzala et ce rythme de pop-xula, n'est-ce pas fils ? 'Un, deux, un, deux, trois'Entretém-te filho, entretém-te, não desfolhes em vão este malmequer que bem-te-quer, mal-te-quer, vem-te-quer, ovomalt'e-quer, messe gigantesca, vem-te vem, vem-te vindo, vi-me na cozinha, vi-me na casa-de-banho, vi-me no Politeama, vi-me no Águia D'ouro, vi-me em toda a parte, vem-te filho, vem-te comer ao olho, vem-te comer à mão, olha os pombinhos pneumáticos que te orgulham por esses cartazes fora, olha a Música no Coração da Indira Gandi, olha o Moshe Dayan que te traz debaixo d'olho, o respeitinho é muito lindo e nós somos um povo de respeito, n'é filho? Nós somos um povo de respeitinho muito lindo, saímos à rua de cravo na mão sem dar conta de que saímos à rua de cravo na mão a horas certas, n'é filho? Consolida filho, consolida, enfia-te a horas certas no casarão da Gabriela que o malmequer vai-te tratando do serviço nacional de saúde. Consolida filho, consolida, que o trabalhinho é muito lindo, o teu trabalhinho é muito lindo, é o mais lindo de todos, como o astro, não é filho? O cabrão do astro entra-te pela porta das traseiras, tu tens um gozo do caraças, vais dormir entretido, não é? Pois claro, ganhar forças, ganhar forças para consolidar, para ver se a gente consegue num grande esforço nacional estabilizar esta destabilização filha-da-puta, não é filho? Pois claro! Estás aí a olhar para mim, estás a ver-me dar 33 voltinhas por minuto, pagaste o teu bilhete, pagaste o teu imposto de transação e estás a pensar lá com os teus botões: Este tipo está-me a gozar, este gajo quem é que julga que é? N'é filho? Pois não é verdade que tu és um herói desde de nascente? A ti não é qualquer totobola que te enfia o barrete, meu grande safadote! Meu Fernão Mendes Pinto de merda, n'é filho? Onde está o teu Extremo Oriente, filho? Aniki Bébé, Aniki Bóbó, tu és Sepulveda tu és Adamastor, pois claro, tu sozinho consegues enrabar as Nações Unidas com passaporte de coelho, não é filho? Mal eles sabem, pois é, tu sabes o que é gozar a vida! Entretém-te filho, entretém-te! Deixa-te de políticas que a tua política é o trabalho, trabalhinho, porreirinho da silva, e salve-se quem puder que a vida é curta e os santos não ajudam quem anda para aqui a encher pneus com este paleio de sanzala e ritmo de pop-xula, não é filho? 'A one, a two, a one two three'

FMI dida didadi dadi dadi da didiFMI dida didadi dadi dadi da didi
FMI ...FMI ...

'Vas-y, fils de pute !' 'Allez bébé' à voir si tu me manges ! 'Vas-y' Luís Vaz, envoie-lui des décasyllabes qu'ils vont voir ce que c'est de s'en prendre à une nation de poètes ! Et bam, je te mets Manuel Alegre dans Mário Soares, bam, je te mets Ary dos Santos dans Álvaro de Cunhal, bam, je te mets Natália Correia dans Sá Carneiro, bam, je te mets Zé Fanha dans Acácio Barreiros, bam, je te mets Pedro Homem de Melo dans le Parque Mayer et on finit tous dans une sardinhada au intégralisme Lusitanien, à tendre le bras, moitié Rolão Preto, moitié Steve McQueen, ok 'boss', tout va bien, on est dans un bon moment, un tripe phénoménal, interdit de revenir en arrière, vive la liberté, n'est-ce pas fils ? Oui, l'irréversible, bien sûr, le petit irréversible, pluralisme à gogo, rien ne sera comme avant, maintenant tout le monde s'énerve d'une autre manière, n'est-ce pas fils ? Eh bien, quelle merde, laisse au moins une file passer, les gars, c'est comme ça, chacun profite de son côté, ça pourrait être tellement bien, non ? Préoccupations, crises politiques, hein ? La faute est aux partis, hein ! Cette merde de partis qui divise les gens, hein, c'est juste du blabla, les gens n'en veulent qu'à travailler, hein ! Jaime Neves a raison, hein ! (Regarde, tu as laissé tomber les clés de la voiture !) Oui, hein ! (C'est quoi cette oreille de noir que tu as sur le porte-clés ?) Eh bien, laisse tomber ça, ne déstabilise pas, hein ! Eh, s'il te plaît, un café et un pastel de nata. Une merde, un véritable désastre le 25 avril, ce bazar, les gens étaient tranquilles, le café à 15 centimes, la limonade à sept et couronne... D'accord, cette merde de la PIDE, Tarrafais et tout ça, mais au final, qui ne collaborait pas, hein ? Combien de mouchards il y avait dans cette merde de pays, hein ? Qui ne se taisait pas, qui risquait sa peau, c'est ça, ce qu'on appelle risquer, hein ? Une demi-douzaine de lyriques, hein, une demi-douzaine de lyriques qui finissaient tous par fuir à l'étranger, hein, c'est tous des moutons ! Oh, monsieur le garde, venez ici, venez voir ce que c'est, c'est, le bruit qu'il y a ici, i, le petit-fils qui frappe la grand-mère, oh, il lui a donné un coup de pied au cul, n'est-ce pas fils ? Tu parles, tu parles, car au moins maintenant on peut parler, ou on ne peut plus ? Ou tu as déjà commencé à faire ta petite révision constitutionnelle familiale, hein ? Tu es déçu par les promesses d'avril, n'est-ce pas ? Les conquêtes d'avril ! C'était juste du blabla à partir du moment où ils ont commencé à te les retirer et tu es resté tranquille, n'est-ce pas fils ? Et tu as fait comme l'autruche, tu as enfoncé la tête dans le sable, ça ne me concerne pas, ça ne me concerne pas, n'est-ce pas ? Et ceux de devant qu'ils aillent se faire foutre... Et c'est pour ça que ta solution c'est de ne pas voir, de ne pas entendre, de ne pas vouloir voir, de ne pas vouloir comprendre quoi que ce soit, tu as besoin de paix intérieure, tu n'es pas là pour rigoler, n'est-ce pas fils ? Tu as besoin d'avoir raison, tu as besoin de balancer les responsabilités sur quelqu'un et tu les balances sur ceux de devant, sur ceux du 25 avril, sur ceux du 28 septembre, sur ceux du 11 mars, sur ceux du 25 novembre, sur ceux du... quel jour on est aujourd'hui, hein ?'Come on you son of a bi'ch!' 'Come on baby' a ver se me comes! 'Come on' Luís Vaz, amanda-lhe com os decassílabos que eles já vão ver o que é meterem-se com uma nação de poetas! E zás, enfio-te o Manuel Alegre no Mário Soares, zás, enfio-te o Ary dos Santos no Álvaro de Cunhal, zás, enfio-te a Natália Correia no Sá Carneiro, zás, enfio-te o Zé Fanha no Acácio Barreiros, zás, enfio-te o Pedro Homem de Melo no Parque Mayer e acabamos todos numa sardinhada ao integralismo Lusitano, a estender o braço, meio Rolão Preto, meio Steve McQueen, ok 'boss', tudo ok, estamos numa porreira meu, um tripe fenomenal, proibido voltar atrás, viva a liberdade, n'é filho? Pois, o irreversível, pois claro, o irreversívelzinho, pluralismo a dar com um pau, nada será como dantes, agora todos se chateiam de outra maneira, n'é filho? Ora que porra, deixa lá correr uma fila ao menos, malta pá, é assim mesmo, cada um a curtir a sua, podia ser tão porreiro, não é? Preocupações, crises políticas pá? A culpa é dos partidos pá! Esta merda dos partidos é que divide a malta pá, pois pá, é só paleio pá, o pessoal n'a quer é trabalhar pá! Razão tem o Jaime Neves pá! (Olha deixaste cair as chaves do carro!) Pois pá! (Que é essa orelha de preto que tens no porta-chaves?) É pá, deixa-te disso, não destabilizes pá! Eh, faz favor, mais uma bica e um pastel de nata. Uma porra pá, um autentico desastre o 25 de Abril, esta confusão pá, a malta estava sossegadinha, a bica a 15 tostões, a gasosa a sete e coroa... Tá bem, essa merda da Pide pá, Tarrafais e o carago, mas no fim de contas quem é que não colaborava, ah? Quantos bufos é que não havia nesta merda deste país, ah? Quem é que não se calava, quem é que arriscava coiro e cabelo, assim mesmo, o que se chama arriscar, ah? Meia dúzia de líricos, pá, meia dúzia de líricos que acabavam todos a fugir para o estrangeiro, pá, isto é tudo a mesma carneirada! Oh senhor guarda venha cá, á, venha ver o que isto é, é, o barulho que vai aqui, i, o neto a bater na avó, ó, deu-lhe um pontapé no cu, n'é filho? Tu vais conversando, conversando, que ao menos agora pode-se falar, ou já não se pode? Ou já começaste a fazer a tua revisãozinha constitucional tamanho familiar, ah? Estás desiludido com as promessas de Abril, n'é? As conquistas de Abril! Eram só paleio a partir do momento que t'as começaram a tirar e tu ficaste quietinho, n'é filho? E tu fizeste como o avestruz, enfiaste a cabeça na areia, não é nada comigo, não é nada comigo, não é? E os da frente que se lixem... E é por isso que a tua solução é não ver, é não ouvir, é não querer ver, é não querer entender nada, precisas de paz de consciência, não andas aqui a brincar, n'é filho? Precisas de ter razão, precisas de atirar as culpas para cima de alguém e atiras as culpas para os da frente, para os do 25 de Abril, para os do 28 de Setembro, para os do 11 de Março, para os do 25 de Novembro, para os do... que dia é hoje, hã?

FMI Dida didadi dadi dadi da didiFMI Dida didadi dadi dadi da didi
FMIFMI

Il n'y a pas un seul portugais qui ne se sente coupable de quelque chose, n'est-ce pas fils ? Nous avons tous des comptes à rendre, c'est ce qu'on t'a appris, n'est-ce pas ? Cette merde n'avance pas parce que les gens, hein, les gens ne veulent pas que cette merde avance, j'ai dit. La faute est de tous, la faute n'est à personne, n'est-ce pas vrai ? Cela veut dire, il y a la faute de tous en général et il n'y a la faute de personne en particulier ! Nous sommes tous très bons au fond, n'est-ce pas ? Nous sommes tous une nation de pécheurs et de vendus, n'est-ce pas ? Nous sommes tous, soit anti-communistes soit anti-fascistes, ces choses-là ne veulent même plus rien dire, ismes par ici, ismes par là, les mots ne sont que des bulles de savon, parole parole parole et c'est Zé qui se fait avoir, ici le peintre huileux, je me fous de ce blabla, je vais plutôt au foot, voilà, vive Porto, vive Benfica, Lourosa, Lourosa, Marrazes, Marrazes, dehors l'arbitre, voleur, 'bora tous au diable, raison avait Tonico de Bastos pour s'occuper, n'est-ce pas fils ? Occupe-toi fils, avec tes veuves et tes orphelins que ton délégué syndical s'occupe de la santé des administrateurs, occupe-toi, que le ministre du travail s'occupe de la santé des délégués syndicaux, occupe-toi fils, que l'opposition parlementaire s'occupe de la santé du ministre du travail, occupe-toi, que Eanes s'occupe de la santé de l'opposition parlementaire, occupe-toi, que le FMI s'occupe de la santé d'Eanes, occupe-toi fils et va te coucher tranquille car il y a des milliers de gars intelligents qui pensent à tout en ce moment même, pendant que tu t'endors à ne penser à rien, des milliers et des milliers de types intelligents et puissants avec des ordinateurs, des réseaux de police secrète, des téléphones, des voitures de vol, des armées entières, des congrès universitaires, je ne sais pas ! Tu peux être tranquille que Teng Hsiao-Ping s'occupe de toi avec Jimmy Carter, Brezhnev s'occupe de toi avec Jean-Paul II, tout va bien, à voir qui va se gaver avec les 25 centimes de richesse que tu vas produire demain pendant tes huit heures. À voir qui sera capable de te convaincre que la faute est à toi et à toi seul si ton salaire perd de la valeur tous les jours, ou de te convaincre que la faute est à toi seul si ton pouvoir d'achat est comme le fleuve de São Pedro de Moel qui se perd dans les sables en pleine plage, là à 10 mètres de la mer à marée haute et ne parvient jamais à se jeter de manière à pouvoir dire : putain, enfin le fleuve a déversé ! Ils vont te convaincre que la faute est à toi et toi sans aucune faute, tu vois, tu vois avec ça, n'est-ce pas fils ? Chacun se débrouille comme il peut, c'est comme ça, n'est-ce pas ? Tu fais comme les autres, tu fais ce que tu as à faire, tu votes à gauche modérée aux syndicales, tu votes au centre modéré aux législatives, et tu votes à droite modérée aux présidentielles ! Que veulent-ils de plus, que tu leur offres l'Europe à Noël ?! C'est ce qui manquait ! C'est comme ça, ils pensent qu'ils te prennent en Mercedes, prends ça, pour le malheureux, malheureux et demi, n'est-ce pas fils ? Ni en avant ni en arrière et qu'ils s'occupent du reste, les voleurs, qui sont payés pour ça, n'est-ce pas ? Bien sûr ! Qu'ils aillent se faire foutre les alternatives, pour le travail ça me suffit. Occupe-toi mon petit ange, occupe-toi, car ils sont intelligents, ils aident, ils prêtent, ils décident pour toi, décident tout pour toi, si tu dois construire des bateaux pour la Pologne ou des têtes d'épingle pour la Suède, si tu dois planter des tomates pour le Canada ou des eucalyptus pour le Japon, repose-toi qu'ils s'occupent de ça, si tu dois manger du morue seulement les années bissextiles ou si tu dois boire du vin synthétique d'Alguidares-de-Baixo ! Repose-toi, ne pense à rien d'autre, car même dans ce pays de fainéants, on trouve normal qu'il y ait des mains au chômage et on trouve inévitable qu'il y ait des terres non cultivées ! Détends-toi 'baby', 'come on' détends-toi, envoie-lui Bruce Lee, envoie-lui la macrobiotique, le biorhythm, l'euroscope, deux ou trois ovnilogistes, un géant de l'île de Pâques et une Grace de Monaco de temps en temps pour donner les bonnes fêtes aux enfants ! Piramiza fils, piramiza, avant que les chiants ne fuient tous en Égypte, car c'est comme ça que tu deviens un homme et tu paies même une amende si tu ne vas pas au recensement. Oui, hein, c'est un pays d'analphabètes, hein ! Donne-lui sur Travolta, donne-lui sur le 'disco-sound', donne-lui sur le pop-xula, pop-xula pop-xula, 'ouais' 'ouais', J. Pimenta 'pour toujours' ! Moins tu sais où tu en es, mieux c'est pour toi. Ça ne te suffit pas pour le bifteck ? Mieux au boucher que à la pharmacie ; ça ne te suffit pas pour la pharmacie ? Mieux à la pharmacie qu'au tribunal ; ça ne te suffit pas pour le tribunal ? Mieux l'amende que la mort ; ça ne te suffit pas pour le croque-mort ? Mieux dans la tombe que pour je ne sais qui qui doit venir, salauds de futurs, hein ? Toujours cette merde de futur, et moi je m'en fous ? Toujours cette merde de futur, la merde du futur, et moi hein ? Qu'est-ce que je fais ici ? Dites-moi, et moi ? José Mário Branco, 37 ans, c'est ça une merde, un gars plein de bonnes intentions, prêchant aux petits poissons, risquant sa peau, et après ? C'est que des coups et mal vivre, hein ? Le petit est mal élevé, le petit est petit-bourgeois, le petit appartient à une classe sans futur historique... Je suis fou ou quoi ? Je veux être heureux putain, je veux être heureux maintenant, que le futur se foute, que le progrès se foute, mieux vaut être seul que mal accompagné, allez, faites-moi laver les mains avant d'aller à table, fils de pute de progressistes du putain de révolution qui vous foute tous ! Laissez-moi tranquille putain, laissez-moi tranquille et en paix, ne m'emmerdez plus les oreilles putain, je n'ai pas de patience, je n'ai pas de patience, laissez-moi tranquille putain, sortez d'ici, laissez-moi seul, juste une minute, allez vendre des journaux et des gouvernements et des grèves et des syndicats et des flics et des généraux pour le diable qui vous emporte ! Laissez-moi seul, fils de pute, laissez juste un peu, laissez-moi juste pour toujours, occupez-vous de votre vie que je m'occupe de la mienne, voilà, ça suffit, paix putain, silence putain, laissez-moi seul, laissez-moi seul, laissez-moi seul, laissez-moi mourir tranquille. Je me fous d'Artur Agostinho et d'Humberto Delgado, je me fous de Benfica et de l'évêque de Porto, je me fous du 13 mai et du 5 octobre et de Melo Antunes et de la Reine d'Angleterre et de Santiago Carrillo et de Vera Lagoa, laissez-moi seul putain, rue, lâchez-moi, dégage, t'arrenego Satan, fils de pute. Je veux mourir seul, vous entendez ? Je veux mourir, je veux que le FMI se foute, je me fous du FMI, je veux que le FMI se foute, je me fous que le FMI me foute, je vais voter pour Pinheiro de Azevedo si je retourne à l'hôpital, voilà, bardamerde le FMI, le FMI n'est qu'un prétexte à vous, bande de salauds, le FMI n'existe pas, le FMI n'a jamais atterri à Portela, le FMI est une feinte à vous pour venir ici avec ce blabla, rue, dégagez d'ici, la faute est à vous, la faute est à vous, la faute est à vous, la faute est à vous, la faute est à vous, la faute est à vous, oh mère, oh mère, oh mère, oh mère, oh mère, oh mère, oh mère...Não há português nenhum que não se sinta culpado de qualquer coisa, não é filho? Todos temos culpas no cartório, foi isso que te ensinaram, não é verdade? Esta merda não anda porque a malta, pá, a malta não quer que esta merda ande, tenho dito. A culpa é de todos, a culpa não é de ninguém, não é isto verdade? Quer isto dizer, há culpa de todos em geral e não há culpa de ninguém em particular! Somos todos muita bons no fundo, n'é? Somos todos uma nação de pecadores e de vendidos, n'é? Somos todos, ou anti-comunistas ou anti-fascistas, estas coisas até já nem querem dizer nada, ismos para aqui, ismos para acolá, as palavras é só bolinhas de sabão, parole parole parole e o Zé é que se lixa, cá o pintas azeite mexilhão, eu quero lá saber deste paleio vou mas é ao futebol, pronto, viva o Porto, viva o Benfica, Lourosa, Lourosa, Marrazes, Marrazes, fora o arbitro, gatuno, 'bora tudo p'ro caralho, razão tinha o Tonico de Bastos para se entreter, n'é filho? Entretém-te filho, com as tuas viúvas e as tuas órfãs que o teu delegado sindical vai tratando da saúde aos administradores, entretém-te, que o ministro do trabalho trata da saúde aos delegados sindicais, entretém-te filho, que a oposição parlamentar trata da saúde ao ministro do trabalho, entretém-te, que o Eanes trata da saúde à oposição parlamentar, entretém-te, que o FMI trata da saúde ao Eanes, entretém-te filho e vai para a cama descansado que há milhares de gajos inteligentes a pensar em tudo neste mesmo instante, enquanto tu adormeces a não pensar em nada, milhares e milhares de tipos inteligentes e poderosos com computadores, redes de polícia secreta, telefones, carros de assalto, exércitos inteiros, congressos universitários, eu sei lá! Podes estar descansado que o Teng Hsiao-Ping está a tratar de ti com o Jimmy Carter, o Brezhnev está a tratar de ti com o João Paulo II, tudo corre bem, a ver quem se vai abotoar com os 25 tostões de riqueza que tu vais produzir amanhã nas tuas oito horas. A ver quem vai ser capaz de convencer de que a culpa é tua e só tua se o teu salário perde valor todos os dias, ou de te convencer de que a culpa é só tua se o teu poder de compra é como o rio de São Pedro de Moel que se some nas areias em plena praia, ali a 10 metros do mar em maré cheia e nunca consegue desaguar de maneira que se possa dizer: porra, finalmente o rio desaguou! Hão te convencer de que a culpa é tua e tu sem culpa nenhuma, tens tu a ver, tens tu a ver com isso, não é filho? Cada um que se vá safando como puder, é mesmo assim, não é? Tu fazes como os outros, fazes o que tens a fazer, votas à esquerda moderada nas sindicais, votas no centro moderado nas deputais, e votas na direita moderada nas presidenciais! Que mais querem eles, que lhe ofereças a Europa no Natal?! Era o que faltava! É assim mesmo, julgam que te levam de Mercedes, toma, para safado, safado e meio, n'é filho? Nem para a frente nem para trás e eles que tratem do resto, os gatunos, que são pagos para isso, n'é? Claro! Que se lixem as alternativas, para trabalho já me chega. Entretém-te meu anjinho, entretém-te, que eles são inteligentes, eles ajudam, eles emprestam, eles decidem por ti, decidem tudo por ti, se hás de construir barcos para a Polónia ou cabeças de alfinete para a Suécia, se hás de plantar tomate para o Canadá ou eucaliptos para o Japão, descansa que eles tratam disso, se hás de comer bacalhau só nos anos bissextos ou se hás de beber vinho sintético de Alguidares-de-Baixo! Descansa, não penses em mais nada, que até neste país de pelintras se acha normal haver mãos desempregadas e se acha inevitável haver terras por cultivar! Descontrai 'baby', 'come on' descontrai, afinfa-lhe o Bruce Lee, afinfa-lhe a macrobiótica, o biorritmo, o euroscópio, dois ou três ovnilogistas, um gigante da Ilha de Páscoa e uma Grace do Mónaco de vez em quando para dar as boas festas às criancinhas! Piramiza filho, piramiza, antes que os chatos fujam todos para o Egipto, que assim é que tu te fazes um homenzinho e até já pagas multa se não fores ao recenseamento. Pois pá, isto é um país de analfabetos, pá! Dá-lhe no Travolta, dá-lhe no 'disco-sound', dá-lhe no pop-xula, pop-xula pop-xula, 'yeah' 'yeah', J. Pimenta 'forever'! Quanto menos souberes a quantas andas melhor para ti Não te chega para o bife? Antes no talho do que na farmácia; não te chega para a farmácia? Antes na farmácia do que no tribunal; não te chega para o tribunal? Antes a multa do que a morte; não te chega para o cangalheiro? Antes para a cova do que para não sei quem que há-de vir, cabrões de vindouros, hã? Sempre a merda do futuro, e eu que me quilhe? Sempre a merda do futuro, a merda do futuro, e eu hã? Que é que eu ando aqui a fazer? Digam lá, e eu? José Mário Branco, 37 anos, isto é que é uma porra, anda aqui um gajo cheio de boas intenções, a pregar aos peixinhos, a arriscar o pêlo, e depois? É só porrada e mal viver, é? O menino é mal criado, o menino é pequeno-burguês, o menino pertence a uma classe sem futuro histórico... Eu sou parvo ou quê? Quero ser feliz porra, quero ser feliz agora, que se foda o futuro, que se foda o progresso, mais vale só do que mal acompanhado, vá mandem-me lavar as mãos antes de ir para a mesa, filhos da puta de progressistas do caralho da revolução que vos foda a todos! Deixem-me em paz porra, deixem-me em paz e sossego, não me emprenhem mais pelos ouvidos caralho, não há paciência, não há paciência, deixem-me em paz caralho, saiam daqui, deixem-me sozinho, só um minuto, vão vender jornais e governos e greves e sindicatos e policias e generais para o raio que vos parta! Deixem-me sozinho, filhos da puta, deixem só um bocadinho, deixem-me só para sempre, tratem da vossa vida que eu trato da minha, pronto, já chega, sossego porra, silêncio porra, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me só, deixem-me morrer descansado. Eu quero lá saber do Artur Agostinho e do Humberto Delgado, eu quero lá saber do Benfica e do bispo do Porto, eu quero se lixe o 13 de Maio e o 5 de Outubro e o Melo Antunes e a Rainha de Inglaterra e o Santiago Carrillo e a Vera Lagoa, deixem-me só porra, rua, larguem-me, desopila o fígado, arreda, t'arrenego Satanás, filhos da puta. Eu quero morrer sozinho ouviram? Eu quero morrer, eu quero que se foda o FMI, eu quero lá saber do FMI, eu quero que o FMI se foda, eu quero lá saber que o FMI me foda a mim, eu vou mas é votar no Pinheiro de Azevedo se eu tornar a ir para o hospital, pronto, bardamerda o FMI, o FMI é só um pretexto vosso seus cabrões, o FMI não existe, o FMI nunca aterrou na Portela coisa nenhuma, o FMI é uma finta vossa para virem para aqui com esse paleio, rua, desandem daqui para fora, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, a culpa é vossa, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe, oh mãe...

Mère, je veux rester seul... Mère, je ne veux plus penser... Mère, je veux mourir mère. Je veux désnaître, partir, sans même avoir à partir. Mère, s'il te plaît, tout sauf la maison à ma place, un autre maudit qui n'est pas moi, ce temps qui passe entre fuir pour me trouver et me trouver en fuyant, de quoi mère ? Dis, ce sont des choses qu'on me demande ? Il ne peut pas y avoir de raison pour tant de souffrance. Et si on inventait la mer de retour, et si on inventait partir, pour revenir. Partir et là dans ce voyage ressusciter de la mort aux reculs que tu m'as donnés. Partir pour gagner, partir pour se réveiller, ouvrir les yeux, dans une angoisse collective de tout féconder, terre, mer, mère... Se souvenir comment la mer nous apprenait à rêver haut, se souvenir note à note du chant des sirènes, se souvenir du après le adieu, et le fragile et ingénu œillet de la Rue du Arsenal, se souvenir de chaque larme, chaque étreinte, chaque mort, chaque trahison, partir ici avec toute la science du passé, partir, ici, pour rester...Mãe, eu quero ficar sozinho... Mãe, não quero pensar mais... Mãe, eu quero morrer mãe. Eu quero desnascer, ir-me embora, sem sequer ter que me ir embora. Mãe, por favor, tudo menos a casa em vez de mim, outro maldito que não sou senão este tempo que decorre entre fugir de me encontrar e de me encontrar fugindo, de quê mãe? Diz, são coisas que se me perguntem? Não pode haver razão para tanto sofrimento. E se inventássemos o mar de volta, e se inventássemos partir, para regressar. Partir e aí nessa viajem ressuscitar da morte às arrecuas que me deste. Partida para ganhar, partida de acordar, abrir os olhos, numa ânsia colectiva de tudo fecundar, terra, mar, mãe... Lembrar como o mar nos ensinava a sonhar alto, lembrar nota a nota o canto das sereias, lembrar o depois do adeus, e o frágil e ingénuo cravo da Rua do Arsenal, lembrar cada lágrima, cada abraço, cada morte, cada traição, partir aqui com a ciência toda do passado, partir, aqui, para ficar...

Ainsi même, comme je l'ai entrevu un jour, pleurant de joie, d'espoir précoce et inquiet, le bleu des ouvriers de Lisnave défilant, criant haine seulement au vide, armée d'amour et de casques, ainsi même sur la Place de Londres le soldat leur a parlé : Bonjour camarades, nous sommes des travailleurs, ils n'ont pas réussi à nous faire oublier, voici mon arme pour vous servir. Ainsi même, derrière les collines où le vert attend se lèvent d'antiques rumeurs, les fêtes et les sueurs, les tambours de lava-colhos, ainsi même j'ai ressenti un jour, pleurant de joie, d'espoir précoce et inquiet, le battement inexorable des cœurs producteurs, les tambours. À qui appartient le chêne ? C'est à nous ! Ainsi je veux te chanter, mer ancienne à laquelle je reviens. Dans ce port est amarré le bateau rêve dans lequel je suis revenu. Dans ce port j'ai trouvé la rive de l'autre côté, Grândola Vila Morena. Dis-moi, ça valait le coup la traversée ? Ça valait bien.Assim mesmo, como entrevi um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o azul dos operários da Lisnave a desfilar, gritando ódio apenas ao vazio, exército de amor e capacetes, assim mesmo na Praça de Londres o soldado lhes falou: Olá camaradas, somos trabalhadores, eles não conseguiram fazer-nos esquecer, aqui está a minha arma para vos servir. Assim mesmo, por detrás das colinas onde o verde está à espera se levantam antiquíssimos rumores, as festas e os suores, os bombos de lava-colhos, assim mesmo senti um dia, a chorar de alegria, de esperança precoce e intranquila, o bater inexorável dos corações produtores, os tambores. De quem é o carvalhal? É nosso! Assim te quero cantar, mar antigo a que regresso. Neste cais está arrimado o barco sonho em que voltei. Neste cais eu encontrei a margem do outro lado, Grândola Vila Morena. Diz lá, valeu a pena a travessia? Valeu pois.

Par la vague de fond s'est perdu le futur historique de ma classe, au fond de cette mer, vous trouverez des trésors récupérés, de moi qui arrive de l'autre côté pour aller avec vous. Des trésors infinis que je vous apporte de loin et qui sont les vôtres, mon chant et la parole, mon rêve est la lumière qui vient du bout du monde, de vos ancêtres qui ne sont pas encore nés. Mon art est d'être ici avec vous et d'être votre nourriture et compagnie dans le voyage pour être ici pour de bon. Je suis portugais, petit-bourgeois d'origine, fils d'instituteurs, artiste de variétés, compositeur populaire, apprenti sorcier, il me manque des dents. Je suis Zé Mário Branco, 37 ans, de Porto, bien plus vivant que mort, comptez sur moi pour chanter et pour le reste.Pela vaga de fundo se sumiu o futuro histórico da minha classe, no fundo deste mar, encontrareis tesouros recuperados, de mim que estou a chegar do lado de lá para ir convosco. Tesouros infindáveis que vos trago de longe e que são vossos, o meu canto e a palavra, o meu sonho é a luz que vem do fim do mundo, dos vossos antepassados que ainda não nasceram. A minha arte é estar aqui convosco e ser-vos alimento e companhia na viagem para estar aqui de vez. Sou português, pequeno-burguês de origem, filho de professores primários, artista de variedades, compositor popular, aprendiz de feiticeiro, faltam-me dentes. Sou o Zé Mário Branco, 37 anos, do Porto, muito mais vivo que morto, contai com isto de mim para cantar e para o resto.


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