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Las majas del bergantin
Les Luthiers
Les belles du brigantin
Las majas del bergantin
Marcos Mundstock : La zarzuela "Les Belles du Brigantin" raconte l'histoire des marins d'un navire de la couronne espagnole qui transportent un groupe de prisonnières pour être jugées à Cadix, décrivant la relation des marins avec les hors-la-loi pendant que le brigantin est assiégé par le bateau du pirate Raúl, dont la bande est composée des prisonnières. Cette zarzuela est basée sur le roman "Lointains", de Jorge Esteban Pérez Ríos, et l'adaptation n'a pas été facile car le roman original parle d'un bûcheron vivant avec son perroquet dans les forêts de Bulgarie. Ce n'était pas simple. Le seul personnage qui est resté est le perroquet. Les auteurs de "Les Belles du Brigantin", Rafael Gómez et Sampayo et Ataúlfo Vega et Favret, tous deux responsables en collaboration de plusieurs zarzuelas à grand succès, après s'être mis d'accord sur les grandes lignes que devaient suivre la musique et les paroles, ont travaillé intensément pendant trois mois. Quand ils se sont retrouvés, ils ont découvert avec un certain désagrément qu'ils avaient tous deux écrit les paroles. C'est alors qu'ils ont décidé d'incorporer un musicien à l'équipe. Ils ont fait appel au compositeur et célèbre guitariste Ramón Véliz García et Casal, qu'ils appelaient "Le Cervantes de la Guitare" (car il était manchot). Nous allons écouter maintenant, et pour clore ce récital, le deuxième acte de "Les Belles du Brigantin", zarzuela de Pérez Ríos, Gómez et Sampayo, Vega et Favret et Véliz García et Casal. Les marins chantent fièrement leur navire qui brave avec panache la fureur des vents.Marcos Mundstock: La zarzuela "Las Majas del Bergantín" narra la historia de los marinos de un navío de la corona española que transporta a un grupo de prisioneras para ser juzgadas en Cádiz, describe la relación de los marinos con las forajidas mientras el bergantín es asediado por el barco del pirata Raúl, a cuya banda pertenecen las prisioneras. Esta zarzuela está basada en la novela "Lejanías" , de Jorge Esteban Pérez Ríos, y la adaptación no fue fácil ya que la novela original trata de un leñador que vivía con su loro en los bosques de Bulgaria. No fue fácil. El único personaje que ha permanecido es el loro. Los autores de "Las Majas del Bergantín" , Rafael Gómez y Sampayo y Ataúlfo Vega y Favret, responsables ambos en colaboración de varias zarzuelas de gran éxito, luego de ponerse de acuerdo sobre las líneas generales que debían seguir tanto la música como la letra, trabajaron intensamente durante tres meses. Cuando se volvieron a encontrar, descubrieron con cierto desagrado que ambos habían escrito la letra. Fue entonces cuando decidieron incorporar un músico al equipo. Recurrieron al compositor y célebre guitarrista Ramón Véliz García y Casal, a quien llamaban "El Cervantes de la Guitarra" (porque era manco). Escucharemos a continuación justamente, y finalizando el presente recital, el segundo acto de "Las Majas del Bergantín" , zarzuela de Pérez Ríos, Gómez y Sampayo, Vega y Favret y Véliz García y Casal. Los marinos cantan orgullosos de su navío que gallardo desafía la furia de los vientos
(Tous se mettent debout en file devant la scène, les mains sur les ceintures, la veste ouverte et les jambes écartées. Derrière, Carlos Núñez Cortés est assis au piano.)(Se colocan todos de pie y en fila delante del escenario, con las manos en los cinturones, la chaqueta abierta y las piernas separadas. Detrás queda Carlos Núñez Cortés sentado al piano)
TousTodos
Le vent souffle, le vent souffleSopla el viento, sopla el viento
Comme jamais auparavantComo nunca antes sopló
Et notre brigantinY nuestro bergantín
Avance fier et rapide, rapideOrgulloso avanza y veloz, veloz
Et fend les eauxY surcando las aguas
Défiant le vent, il vaDesafiando al viento va
Résistant si vaillantResistiendo tan gallardo
Si vaillant, têtu et tenace, et tenace, et tenaceTan gallardo, terco y tenaz, y tenaz, y tenaz
C'est la pure vérité, véritéEsa es la pura verdad, verdad
La vérité, vérité, la véritéLa verdad, verdad, la verdad
Avec le vent, avec le ventJunto al viento, junto al viento
On entend déjà notre voixYa se oye nuestra voz
Qui s'exclame courageusementQue va exclamando valiente
Oh quel mal de mer ! Quel mal de mer !¡Ay qué mareo! ¡Qué mareo!
Oh quel mal de mer ! Quel mal de mer si atroce !¡Ay qué mareo! ¡Qué mareo tan atroz!
Et olé !¡Y olé!
(Mais en chantant la chanson, ils se balancent en synchronisation, simulant le mouvement du bateau, mais à la dernière strophe, la synchronisation se perd et ils commencent à se heurter les uns aux autres et à se soutenir pour ne pas tomber.)(Mientras cantan la canción se van balanceando sincronizadamente simulando el movimiento del barco, pero al llegar a la última estrofa se pierde la sincronización y comienzan a chocar unos contra otros y a apoyarse para no caerse)
Carlos López Puccio : Sacrebleu, comme ce machin bouge ! Je vais faire descendre les voiles. Maître !Carlos López Puccio: ¡Recórcholis, como se mueve este cacharro! Haré arriar las velas. ¡Contramaestre!
Marcos Mundstock : Allez ! Allez ! Allez ! Allez !Marcos Mundstock: ¡Va! ¡Va! ¡Va! ¡Va!
(Marcos essaie de s'approcher de Puccio, mais le mouvement du bateau l'en empêche. Finalement, il réfléchit et se place à un endroit stratégique, de sorte que le prochain mouvement du bateau le mène jusqu'au capitaine.)(Marcos trata de acercarse a Puccio, pero el movimiento del barco se lo impide. Al final lo piensa y se coloca en un punto estratégico, de tal forma que la siguiente sacudida del barco lo lleve hasta el capitán)
Carlos López Puccio : Voiles enroulées, cordages amarrés et bouts à la cornemuse. Allez !Carlos López Puccio: Foques enrollados, jarcias adujadas y cabos a la cornamusa. ¡Hala!
Marcos Mundstock : Et… En dessert ?Marcos Mundstock: ¿Y… De postre?
Carlos López Puccio : De toute façon, magnifique équipage.Carlos López Puccio: De todos modos, magnífica tripulación
Tous : Merci, merci.Todos: Gracias, gracias
Carlos López Puccio : Et beau brigantin.Carlos López Puccio: Y hermoso bergantín
Jorge Maronna : Merci, merci.Jorge Maronna: Gracias, grac
Carlos López Puccio : Et en parlant de brigantin, avez-vous remarqué combien de noms de navires commencent par "b" ?Carlos López Puccio: Y hablando de bergantín, ¿os habéis fijado cuántos nombres de embarcaciones comienzan con "b" larga?
Carlos Núñez Cortés : Bateau.Carlos Núñez Cortés: Barco
Jorge Maronna : Navire.Jorge Maronna: Buque
Marcos Mundstock : Canot.Marcos Mundstock: Bote
Carlos Núñez Cortés : Vaisseau.Carlos Núñez Cortés: Bajel
Jorge Maronna : Balandre.Jorge Maronna: Balandro
Marcos Mundstock : Balsa.Marcos Mundstock: Balsa
Daniel Rabinovich : Voilier !Daniel Rabinovich: ¡Velero!
Marcos Mundstock : Frégate.Marcos Mundstock: Fragata
Carlos López Puccio : Frégate, c'est avec "f" !Carlos López Puccio: ¡Fragata es con "f" !
Marcos Mundstock : C'est que la frégate dont je parle s'appelle Bilbao. Capitaine, nous aimerions vous faire une demande.Marcos Mundstock: Es que la fragata que yo digo se llama Bilbao. Capitán, querríamos hacerle una petición
Carlos López Puccio : Une demande ?Carlos López Puccio: ¿Una petición?
Marcos Mundstock : Bah, non, une petite demande. Vous voyez, concernant les prisonnières que nous avons dans la cale.Marcos Mundstock: Bah, no, una petit-ción. Verá usted, respecto de las prisioneras que llevamos en la bodega
(Il regarde Daniel, Carlos Núñez et Jorge, qui, en entendant le mot prisonnières, font des gestes très expressifs.)(Mira hacia Daniel, Carlos Núñez y Jorge, que al oír la palabra prisioneras hacen gestos muy expresivos)
Marcos Mundstock : … Et en tenant compte que cela fait deux mois que nous sommes en mer et que nous n'avons touché aucun port… Ni rien… Nous voulions vous demander de les laisser monter sur le pont.Marcos Mundstock: … Y teniendo en cuenta que hace dos meses que estamos en alta mar y no tocamos puerto… Ni nada… Queríamos pedirle que las dejara subir a cubierta
Carlos López Puccio : Monter sur le pont les prisonnières ? Pas question ! Ces femmes sont des criminelles.Carlos López Puccio: ¿Subir a cubierta las prisioneras?, ¡de ningún modo! Esas mujeres son delincuentes comunes
Marcos Mundstock : Eh bien, nous ne prétendons pas qu'elles soient spéciales.Marcos Mundstock: Bueno, no pretendemos que sean especiales
Carlos López Puccio : Je veux dire qu'elles sont hors-la-loi… Elles font partie de la bande du pirate Raúl, et dès que nous arriverons à Cadix, je dois les livrer pour qu'elles soient jugées. Cela dit, je dois les livrer… Intactes.Carlos López Puccio: Quiero decir que son forajidas… Son de la banda del pirata Raúl, y en cuanto lleguemos a Cádiz debo entregarlas para que sean juzgadas. Eso sí, debo entregarlas… Intactas
Marcos Mundstock : Mais capitaine, qui va se soucier… du degré d'"intactitude" ?Marcos Mundstock: Pero capitán, ¿quién se va a andar fijando… En el grado de "intactez" ?
Carlos López Puccio : Intactitude !Carlos López Puccio: ¡Intactitud!
Marcos Mundstock : Encore moins !Marcos Mundstock: ¡Menos todavía!
Carlos López Puccio : Mon dieu, quelle honte ! Regarde, pense au passé de l'Espagne.Carlos López Puccio: ¡Hombre, qué vergüenza! Mira, piensa en el pasado de España
(À l'entente du mot Espagne, Marcos se redresse et se met au garde-à-vous.)(Al oír la palabra España Marcos se cuadra y se pone firme)
Carlos López Puccio : Si ces femmes montaient sur le pont, cela détendrait le moral de l'équipage.Carlos López Puccio: Si subieran esas mujeres a cubierta relajarían la moral de la tripulación
Marcos Mundstock : Eh bien, ça nous ferait du bien.Marcos Mundstock: Hombre, y lo bien que nos vendría
Carlos López Puccio : J'ai dit non, et non, et non ! Ces femmes monteraient sur le pont et commenceraient avec les regards, les rires, la fête… Le fandango… L'ivresse… Les attouchements… Que… Qu'elles montent !Carlos López Puccio: ¡He dicho que no, y no, y no! Subirían esas mujeres a cubierta y comenzarían que las miraditas, que las risitas, que la juerga… Que el fandango… Que la borrachera… Que el toqueteo… Que… ¡Qué suban!
Daniel Rabinovich : Les prisonnières montent !Daniel Rabinovich: ¡Ahí suben las prisioneras!
Marcos Mundstock : Oh, qu'elles ont de beaux poils !Marcos Mundstock: ¡Oh, qué vellos tienen!
(Devant le regard des autres, Marcos s'explique.)(Ante la mirada de los demás Marcos se explica)
Marcos Mundstock : Qu'elles ont de beaux yeux !Marcos Mundstock: ¡Que bellos tienen los ojos!
Jorge Maronna : Écoutons ce qu'elles disent !Jorge Maronna: ¡Oigamos lo que dicen!
Marcos Mundstock : Elles commencent à chanter !Marcos Mundstock: ¡Ya comienzan a cantar!
(Le piano de Carlos Núñez Cortés retentit à nouveau. Les quatre autres commencent à chanter. Du côté droit de la scène, ils chantent avec la voix rude et virile des marins, tandis que du côté gauche, ils chantent avec une voix féminine. Entre chaque phrase, ils changent de côté en marchant rapidement et très sérieusement sans perdre leur contenance.)(Suena de nuevo el piano de Carlos Núñez Cortés. Los otros cuatro comienzan a cantar. Desde la parte derecha del escenario cantan con la voz ruda y varonil de los marineros, mientras que desde la parte izquierda cantan con voz femenina. Entre frase y frase van cambiando de banda caminando rápido y muy serios sin perder la compostura)
TousTodos
Bonjour marins, dites-nous ce que vous faitesHola marineros, decidnos qué hacéis
Pour qui vous battez et pour qui vous naviguez.Por quién lucháis y por quién navegáis
Nous servons tous notre RoiTodos servimos a nuestro Rey
Et à la bannière de notre "Pays".Y a la bandera de nuestro "Páis"
Vous êtes si gentils et si galantsSois tan gentiles y sois tan galantes
Que nous aimerions tant que vous nous aimiez.Que ya quisiéramos que nos amárais
(Mais alors que tous se dirigent vers la droite, Daniel reste en arrière en faisant des gestes très féminins. Quand il se rend compte qu'il est resté seul, il court rapidement à sa place pour continuer.)(Mientras todos se dirigen a la parte derecha Daniel se queda retrasado haciendo gestos muy femeninos. Cuando se da cuenta de que se ha quedado solo vuelve corriendo a su sitio para continuar)
TousTodos
Reconnaissants, mais avantAgradecidos, pero es que antes
Il serait très utile que vous nous "connaissiez".Sería muy útil que nos "conozcárais"
(Marcos et Jorge se dirigent vers le côté "féminin", Daniel reste du côté "masculin" et Carlos López reste au milieu en faisant les présentations d'usage.)(Marcos y Jorge se van al lado "femenino" , Daniel se queda en el "masculino" y Carlos López se queda en medio haciendo las presentaciones de rigor)
Carlos López Puccio : Voici Francisco, "Le Tatoué".Carlos López Puccio: Este es Francisco, "El Estampado"
TousTodos
Quelle merveille son corps tatoué¡Qué maravilla su cuerpo tatuado
Ancre, sirènes, mouettes, anguilles !Anclas, sirenas, gaviotas, anguilas!
Il a des tatouages partoutTiene tatuajes en todos lados
Il a des tatouages même sous les aisselles.Tiene tatuajes hasta en las axilas
Daniel RabinovichDaniel Rabinovich
Voyez tatoué sur mon ventreVean tatuado en mi vientre
Le continent européen.El continente europeo
Et… Je ne vous montre pas l'ItalieY… No les muestro Italia
Parce que ce serait moche.Porque quedaría feo
(De nouveau, Carlos reste au milieu et Marcos prend la place de Daniel du côté "masculin".)(De nuevo se queda Carlos en medio y Marcos ocupa el lugar de Daniel en el lado "masculino" )
Carlos López Puccio : Voici Anibal, "L'Insatisfait".Carlos López Puccio: Este es Anibal, "El Insatisfecho"
TousTodos
Il y a dans ses yeux rancœur et dédainHay en sus ojos rencor y despecho
Sa présence provoque la peur, si rudeMiedo provoca su imagen tan ruda
Homme sans aucun doute… Poilu sur le torseHombre sin duda… De pelo en pecho
Ce qu'on appelle une bête poilue !Lo que se dice ¡una bestia peluda!
Marcos MundstockMarcos Mundstock
Ma fureur a un motifMi furia tiene motivo
Je ne supporte plus la merAl mar ya no lo resisto
Ah, parce que je voudrais êtreAh, porque yo quisiera ser
Soit danseur, soit couturier.O bailarín o modisto
(Puccio présente les deux derniers. Comme Carlos Núñez joue du piano, Jorge Maronna se place à ses côtés.)(Puccio presenta a los dos que faltan. Como Carlos Núñez está tocando el piano, Jorge Maronna se coloca a su lado)
Carlos López Puccio : Et voici les jumeaux Reynoso : Julio et Août.Carlos López Puccio: Y estos son los mellizos Reynoso: Julio y Agosto
TousTodos
Comment se fait-ilCómo se explica
Que, étant jumeaux,Que siendo mellizos
Ils ne se ressemblent pas du toutNo se parezcan sus caras
Dans leurs visages ?Sus pintas
Jorge Maronna : Je suis mince.Jorge Maronna: Yo soy delgado
Carlos Núñez Cortés : Je suis rond.Carlos Núñez Cortés: Yo soy rollizo
Tous : Nous sommes des jumeaux de mères différentes.Ambos: Somos mellizos de madres distintas
Tous : Venez avec nous, jumeaux !Todos: ¡Venid con nosotras mellizos!
Tous : Avec grand plaisir, mesdames !Ambos: ¡Con mucho gusto, señoras!
Tous : Et que faisons-nous, les autres ?Todos: ¿Y qué hacemos los demás?
Tous : Vous aussi.Todos: Vosotros también
Tous : C'est un plaisir !Todos: ¡Es un placer!
Tous : Ne tardez pas !Todos: No demoréis
Tous : À vos pieds !Todos: ¡A vuestros pies!
Tous : Chouettes !Todos: ¡Chulos!
Tous : Belles !Todos: ¡Majas!
Tous : Beaux !Todos: ¡Guapos!
Carlos Núñez Cortés : Capitaine !Carlos Núñez Cortés: ¡Capitaaaán!
(La fin a été un peu désordonnée, avec tout le monde courant d'un côté à l'autre de la scène pour suivre le dialogue entre marins et hors-la-loi. Marcos, plus malin que les autres, reste finalement au milieu de la scène, regardant d'un côté à l'autre pendant que les autres courent. Quand Carlos Núñez les arrête, ils s'arrêtent et reprennent leur souffle.)(El final ha sido un poco desordenado, con todos corriendo de un lado a otro del escenario para seguir el diálogo entre marineros y forajidas. Marcos, más listo que el resto, al final se queda en medio del escenario mirando de un lado a otro mientras los demás corren. Cuando Carlos Núñez los para se detienen y recuperan el aliento)
Carlos Núñez Cortés : Capitaine !Carlo Núñez Cortés: ¡Capitán!
Carlos López Puccio : Que se passe-t-il ?Carlos López Puccio: ¿Qué ocurre?
Carlos Núñez Cortés : Je vois un bateau pirate à droite !Carlos Núñez Cortés: ¡Veo un barco pirata a la derecha!
Carlos López Puccio : On dit à tribord.Carlos López Puccio: Se dice estribor
Carlos Núñez Cortés : Je vois un tribord à droite ! Capitaine, et je vois beaucoup de pirates ! Il y en a un très costaud qui semble être le chef. Il a une jambe de bois et porte un perroquet sur l'épaule.Carlos Núñez Cortés: ¡Veo un estribor a la derecha! ¡Capitán, y veo muchos piratas! Hay uno de ellos muy corpulento que parece el jefe. Tiene pata de palo y lleva un loro en el hombro
Carlos López Puccio : Un bateau pirate… Et quelle est sa taille ?Carlos López Puccio: Un barco pirata… ¿Y cuál es su tamaño?
Carlos Núñez Cortés : Plutôt petit… C'est comme un petit perroquet.Carlos Núñez Cortés: Más bien pequeñín… Es como un cotorrita pequeña
Carlos López Puccio : Non, je veux dire quelle est la taille du bateau, bon sang.Carlos López Puccio: No, digo que cuál es el tamaño del barco, hombre
Carlos Núñez Cortés : Ah, la taille du bateau… Je pensais que vous parliez… De la taille de… Du… "psittacidé". Environ soixante mètres de long.Carlos Núñez Cortés: Ah, el tamaño del barco… Yo pensé que usted se refería… Al tamaño de… Del… "psitáfido" . Unos sesenta metros de largo
Carlos López Puccio : Long, non, longueur.Carlos López Puccio: Largo no, eslora
(Carlos Núñez regarde le capitaine avec étonnement, puis plisse les yeux pour regarder le bateau au loin et ensuite son télescope, se demandant à quoi ça sert, si le capitaine est capable de voir sans lui ce qu'il n'a pas pu voir avec le télescope. Il souffle même dedans pour voir s'il est bloqué.)(Carlos Núñez mira asombrado al capitán, luego entorna los ojos para mirar al barco a lo lejos y luego a su catalejo preguntándose para que sirve, si el capitán es capaz de ver sin él algo que él mismo con el catalejo no ha alcanzado a ver. Incluso sopla por él para ver si está atascado)
Carlos Núñez Cortés : Bon, bon, j'ai dit "perroquet" en général.Carlos Núñez Cortés: Bueno, hombre, yo dije "loro" generalizando
Carlos López Puccio : Regarde, vérifie s'il a un butin.Carlos López Puccio: Mira, fíjate si lleva algún botín
Carlos Núñez Cortés : Oui, un ! Sur le pied qui n'est pas en bois !Carlos Núñez Cortés: ¡Si, uno! ¡En el pie que no es de palo!
(Puccio s'éloigne désespérément tandis que Carlos continue de regarder à travers le télescope. Tout à coup, il voit Puccio à travers celui-ci.)(Puccio se aleja desesperado mientras Carlos sigue mirando por el catalejo. De repente ve a Puccio a través del mismo)
Carlos Núñez Cortés : Capitaine, vous n'allez pas le croire… Un pingouin !Carlos Núñez Cortés: Capitán, no va usted a creerlo… ¡un pingüino!
(En retirant le télescope de ses yeux, il vérifie que ce qu'il regardait n'était pas un pingouin mais le capitaine lui-même. Essayant de réparer le désastre, il s'approche de lui et lui caresse la tête.)(Al retirarse el catalejo de los ojos comprueba que lo que estaba mirando no era un pingüino sino al propio capitán. Tratando de arreglar el desaguisado se acerca a él y le acaricia la cabeza)
Carlos Núñez Cortés : Mais magnifique !Carlos Núñez Cortés: Pero bellísimo
Daniel Rabinovich : Éclairs et tonnerre !Daniel Rabinovich: ¡Rayos y centellas!
Carlos López Puccio : Que se passe-t-il ?Carlos López Puccio: ¿Qué ocurre?
Daniel Rabinovich : Non, non, je me suis trompé. Dans l'eau, des raies et des araignées de mer ! Et des escargots.Daniel Rabinovich: No, no, me equivoqué. En el agua, ¡rayas y centollas! Y caracoles
Carlos López Puccio : Oui, il peut aussi y avoir des escargots.Carlos López Puccio: Sí, también puede haber caracoles
Daniel Rabinovich : Non, non, des escargots, c'est bien, j'ai mal choisi le ton ; des escargots !Daniel Rabinovich: No, no, caracoles está bien, equivoqué el tono; ¡Caracoles!
Carlos López Puccio : Que se passe-t-il ?Carlos López Puccio: ¿Qué ocurre?
Daniel Rabinovich : Une bouteille flotte vers le brigantin.Daniel Rabinovich: Que una botella viene flotando hacia el bergantín
TousTodos
Une bouteille, une bouteille !¡Una botella, una botella!
Une bouteille flottante !Una botella flotando
Une bouteille, une bouteille !¡Una botella, una botella!
Elle vient flotter par ici.Viene flotando hacia aquí
Daniel Rabinovich : Ils doivent l'avoir mise pour qu'elle refroidisse.Daniel Rabinovich: La deben haber puesto para que se enfríe
(À l'entente du commentaire de Daniel, le capitaine, inquiet, le pousse.)(Al oír el comentario de Daniel el capitán preocupado lo aparta de un empujón)
TousTodos
Une bouteille, une bouteille !¡Una botella, una botella!
Elle vient flotter par ici.Viene flotando hacia aquí
Jorge Maronna : Ça doit être un message des pirates.Jorge Maronna: Debe ser un mensaje de los piratas
TousTodos
Une bouteille, une bouteille !¡Una botella, una botella!
Elle vient flotter par ici.Viene flotando hacia aquí
Jorge Maronna : Elle a une tête de mort et deux tibias croisés.Jorge Maronna: Tiene una calavera y cruzadas dos tibias
Daniel Rabinovich : Tibias ? Confirmé, ils l'ont mise pour qu'elle refroidisse.Daniel Rabinovich: ¿Tibias? Confirmado, la han puesto para que se enfríe
(Puccio repousse à nouveau Daniel et se penche pour prendre la bouteille et lire le message.)(Puccio vuelve a apartar a Daniel de un empujón y se agacha para coger la botella y leer el mensaje)
Carlos López Puccio : Diantre ! C'est du pirate Raúl !Carlos López Puccio: ¡Diantres! ¡Es del pirata Raúl!
Daniel Rabinovich : Et que dit-il ?Daniel Rabinovich: ¿Y qué dice?
Carlos López Puccio : Il dit que si nous ne leur livrons pas les prisonnières… Ils nous couleront.Carlos López Puccio: Dice que si no les entregamos a las prisioneras… Nos hundirán
(À l'entente du message, Daniel commence à trembler de manière convulsive.)(Al oír el mensaje Daniel comienza a temblar de forma convulsiva)
Daniel Rabinovich : Oh, capitaine… Quel frisson j'ai, capitaine !Daniel Rabinovich: ¡Ay, capitán…! ¡Qué susto tengo, capitán!
Carlos López Puccio : Ne tremble pas comme ça.Carlos López Puccio: No tiembles así
Daniel Rabinovich : J'ai tellement peur.Daniel Rabinovich: Qué miedo tengo
Carlos López Puccio : Un peu de dignité !Carlos López Puccio: ¡Un poco de dignidad!
Daniel Rabinovich : Je suis terrifié.Daniel Rabinovich: Estoy aterrorizado
Carlos López Puccio : Regarde, pense au passé de l'Espagne.Carlos López Puccio: Mira, piensa en el pasado de España
Daniel Rabinovich : C'est que toute l'Europe tremble, de la Norvège à l'Italie.Daniel Rabinovich: Es que me tiembla toda Europa, desde Noruega hasta Italia
(Carlos Núñez, qui est resté pensif pendant le dialogue, a soudain une idée.)(Carlos Núñez, que se ha quedado pensando durante el diálogo, de repente se le ocurre algo)
Carlos Núñez Cortés : J'ai une idée, capitaine ! Que diriez-vous de nous déguiser en prisonnières ? Et une fois à bord… bam ! On les attaque !Carlos Núñez Cortés: ¡Tengo una idea, capitán! ¿Qué tal si vamos disfrazados de prisioneras? Y una vez a bordo… ¡zas! ¡Les atacamos!
Carlos López Puccio : Non, non, non, non. Imaginez ce qu'ils nous feraient s'ils se rendaient compte que nous ne sommes pas des femmes.Carlos López Puccio: No, no, no, no. Imagínate lo que nos harían si se dieran cuenta de que no somos mujeres
(Carlos Núñez réfléchit et hoche la tête, indiquant par des gestes qu'ils nous couperaient la tête, mais Daniel intervient.)(Carlos Núñez reflexiona y asiente, indicando por gestos que les cortarían la cabeza, pero tercia Daniel)
Daniel Rabinovich : Pire encore, ce qu'ils nous feraient s'ils ne se rendaient pas compte.Daniel Rabinovich: Peor lo que nos harían si no se dieran cuenta
(Jorge Maronna, en arrière-plan, fait un geste de douleur, mais à ce moment-là, Marcos s'approche de lui et fait signe que ça ne le dérangerait pas, que s'il a un problème, c'est son affaire. C'est pour ça qu'on l'appelle "L'Insatisfait"… Les autres, effrayés, font quelques pas en arrière tandis que Carlos Núñez continue de réfléchir à une solution.)(Jorge Maronna en segundo plano hace gesto de dolor, pero en ese momento Marcos se le acerca y hace ademán de que a él no le importaría, que si él tiene algún problema es cosa suya. Por algo le llaman "El insatisfecho" … Los demás asustados dan un par de pasos hacia atrás mientras Carlos Núñez sigue pensando una solución)
Carlos Núñez Cortés : Ça y est, capitaine ! Ha ha ! Alors, déguisons-nous… en hommes !Carlos Núñez Cortés: ¡Ya está, capitán! ¡Ja, ja! Entonces, vayamos disfrazados… De hombres
Carlos López Puccio : Eh bien, rien à faire.Carlos López Puccio: Pues nada, no hay nada que hacer
Daniel Rabinovich : Quoi, rien à faire ?Daniel Rabinovich: ¿Cómo que no hay nada que hacer?
Carlos López Puccio : Il va falloir livrer les prisonnières.Carlos López Puccio: Habrá que entregar a las prisioneras
Daniel Rabinovich : Non !Daniel Rabinovich: ¡No!
Carlos Núñez Cortés : Non, ça non !Carlos Núñez Cortés: ¡No, eso sí que no!
Marcos Mundstock : Résistons ! Résistons !Marcos Mundstock: ¡Resistamos! ¡Resistamos!
Carlos López Puccio : Non ! Je ne saurais pas comment offrir de la résistance, donc il faut les livrer.Carlos López Puccio: ¡Que no! No sabría cómo ofrecer resistencia, por lo tanto hay que entregarlas
Daniel Rabinovich : C'est inutile.Daniel Rabinovich: Es inútil
Marcos Mundstock : Oui, mais… C'est le capitaine.Marcos Mundstock: Sí, pero… Es el capitán
Carlos López Puccio : Allez, partez ! Prenez le canot ! Allez avec le pirate Raúl !Carlos López Puccio: ¡Hala, marchaos! ¡Tomad el esquife! ¡Idos con el pirata Raúl!
(Carlos Núñez se rasseoit au piano et entonne une mélodie triste tandis que les autres soupirent de douleur et d'impuissance au rythme de la mélodie. Daniel nettoie l'épaule de Jorge Maronna avec la main à deux reprises, et quand celui-ci regarde son épaule intrigué de voir de quoi il s'est taché, Daniel pose sa tête sur son épaule pour pleurer. Jorge, compréhensif, lui caresse la tête un instant et retire sa main, mais Daniel la remet sur son visage.)(Carlos Núñez se vuelve a sentar al piano y entona una triste melodía mientras los demás suspiran de dolor e impotencia al ritmo de la melodía. Daniel limpia el hombro de Jorge Maronna con la mano por dos veces consecutivas, y cuando éste se mira el hombro intrigado por ver de qué se ha manchado Daniel apoya la cabeza en su hombro para llorar. Jorge comprensivo le acaricia la cabeza un segundo y retira la mano, pero Daniel se la vuelve a poner en la cara)
Daniel Rabinovich : Encore !Daniel Rabinovich: ¡Más!
Carlos López Puccio : Maître, nous levons l'ancre. Qu'ils déploient les voiles.Carlos López Puccio: Contramaestre, zarpamos. Que extiendan las velas
Marcos Mundstock : Je ne vous le conseille pas, monsieur ! Il y a du vent.Marcos Mundstock: ¡No se lo aconsejo, señor! Hay viento
Carlos López Puccio : Et… C'est pour ça, qu'ils déploient les voiles.Carlos López Puccio: Y… Por eso, que extiendan las velas
Marcos Mundstock : Ah, qu'ils "déploient" les voiles ! J'avais compris qu'ils "allument" les voiles.Marcos Mundstock: ¡Ah, que "extiendan" las velas! Yo había entendido que "enciendan" las velas
Daniel RabinovichDaniel Rabinovich
Oh ! Que les belles sont parties¡Ay! Que las majas se han ido
Et avec elles notre amour.Y con ellas nuestro amor
(Daniel chante avec un geste accablé et une voix triste, bien que lorsqu'il dit "amour", il porte les mains sur le côté droit de la poitrine. Cependant, il se rend vite compte de son erreur et les porte sur le côté gauche, provoquant le rire du public.)(Daniel canta con gesto apesadumbrado y voz triste, aunque cuando dice "amor" se lleva las manos al lado derecho del pecho. Sin embargo se da cuenta rápido de su error y las lleva al lado izquierdo provocando la carcajada del público)
TousTodos
Il nous reste toujours l'oubliSiempre nos queda el olvido
L'oubli avec le liqueur.El olvido con el licor
Puisque les belles sont partiesYa que las majas se han ido
Et avec elles notre amour.Y con ellas nuestro amor
Il ne nous reste plus qu'à les oublier.¡Sólo nos queda olvidarlas
Il ne nous reste plus qu'à… les oublier.Sólo nos queda… Olvidarlas
Il ne nous reste plus qu'à… les oublier !Sólo nos queda… Olvidarlas!
Daniel Rabinovich : Bouh, bouh, bouh !Daniel Rabinovich: ¡Buah, buah, buah!
Carlos López Puccio : Ça va, ne pleure plus ! Regarde, pense au passé de l'Espagne.Carlos López Puccio: ¡Está bien, no llores más! Mira, piensa en el pasado de España
Daniel Rabinovich : Je ne pleure pas pour le passé de l'Espagne, je pleure pour le futur de l'Italie !Daniel Rabinovich: ¡No lloro por el pasado de España, lloro por el fututo de Italia!
Tous : Oublions-les avec le liqueur !Todos: ¡Olvidarlas con el licor!



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